RDC: La LUCHA qualifie les propos de Jules Alingete de « négationnistes et incendiaires » et exige des excuses publiques.

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA), section de Beni (Nord-Kivu) estime que la prise de position de l’Inspecteur général des finances (IGF), Jules Alingete est très dangereuses pour l’avenir de la République et considère ces propos comme « dangereux et méprisants » à l’égard des citoyens victimes des conflits armés qui écument l’Est.

La LUCHA présume même que les déclarations « négationnistes et incendiaires » de Jules Alingete dénotent l’insouciance de l’ensemble de la classe politique dirigeante vis-à-vis des massacres des civils dans les zones insécurisées du pays.

« Ces propos font écho et ne sont en rien différents de déclarations de l’ambassadeur rwandais Vincent Karega et du président rwandais Paul Kagame qui ont nié l’existence des crimes commis au Congo et ont insulté ceux qui combattent et militent pour une justice au premier rang, desquels figure Denis Mukwege », dénonce-t-elle dans une déclaration publiée le mercredi.

Par conséquent, la Lutte pour le changement exige de l’IGF des excuses publiques et lui demande de rendre le tablier pour sauver son honneur. Sinon, elle invite le chef de l’État à le révoquer de ses fonctions pour apaiser les esprits des Congolais choqués par ces déclarations.

« Au vu de la gravité des propos tenus, Alingete est indigne d’occuper les hautes fonctions publiques qui sont les siennes actuellement. Nous l’invitons à présenter publiquement des excuses puis de démissionner. Le président Tshisekedi qui s’est toujours déclaré préoccupé par la guerre en RDC au point de se dire prêt à mourir pour qu’elle revienne dans l’Est a ici l’occasion de prouver que les Congolais que l’état de siège peine à sécuriser peuvent compter sur lui. Nous l’invitons à révoquer Jules Alingete au cas où ce dernier manque le sens de l’honneur nécessaire pour démissionner de lui-même », lit-on dans le document

Mais, il faut préciser que dans une mise au point faite le même mercredi, l’Inspection générale des finances a dit qu’elle regrettait que ses propos ait malencontreusement été exploités par des personnes instrumentalisées.

Rédaction de Simcongo

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