ENTRETIEN EXCLUSIF: « Comparer aujourd’hui le cas de Denis Kadima à celui de Ronsard Malonda c’est comparer le jour et la nuit », Willy Mishiki !

Prince Willy Mishiki Président de l’Union nationale des nationalistes (UNANA), a accordé un entretien exclusif à la rédaction de Simcongo.net, ce mercredi 20 octobre 2020.

Dans cet entretien, Willy Mishiki est revenu sur l’entrerinement de Denis Kadima comme président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) par l’Assemblée nationale le weekend dernier.

« Au niveau de l’UNANA et AFDC, nous avons saluer cet entérinement d’autant plus que c’est une preuve que les élections auront bel est bien lieu, et qu’il n’y aura pas glissement tel que certaine opinion a eu tendance de le faire croire pendant un certain moment.
Il est vrai que l’équipe de la Ceni n’est pas encore au complet, mais la majorité y est déjà et surtout que pour les postes laissés vacants il y a soit un intérimaire qui manque ou soit un titulaire. Donc l’équipe désignée par l’Assemblée nationale pourrait bel est bien être investie par le chef de l’état et commencé déjà le travail, d’autant plus que organiser les élections c’est d’abord les facteurs temps.
Or le temps aujourd’hui n’est plus avec nous, et il ne faudrait pas qu’on puisse demain jeter cette responsabilité à l’Union sacrée demain pour n’avoir pas organisé les élections dans le délai constitutionnel ».

Répondant à la question sur les accusations de plusieurs observateurs à l’égard de Denis Kadima que ce dernier va travailler à la Ceni pour le pouvoir en place, Willy Mishiki a déclaré :
« Accusé aujourd’hui Denis Kadima de rouler pour le pouvoir en place c’est mettre la charrue devant les boeufs, d’autant plus que jusqu’à l’étape où nous sommes arrivés aujourd’hui, le chef de l’État n’est pas intervenu dans le processus, c’était question des composantes, et en particulier la composante des confessions religieuses, où pour désigner Denis Kadima il y a eu quelques divergence, la démocratie ayant été mise en épreuve, la majorité a opté pour les candidats de l’église Kimbanguiste. Alors dire que Denis Kadima va organiser les élections similaires aux années passées, c’est trop dur, d’autant plus que nous devons laisser l’équipe travailler et la juger à travers les actes qu’elle aura posés demain.
Nous avons contesté Corneille Nangaa et son équipe, lorsque Corneille Nangaa a organisé ces élections, le pouvoir organisateur du monsieur Kabila a perdu ces élections, c’est un opposant qui a gagné ces élections à la personne de monsieur Félix Antoine Tshisekedi. En Zambie ici c’est le ministère de l’intérieur qui a organisé les élections, le pouvoir organisateur a perdu, c’est pour dire que ce n’est pas seulement le fait que vous allez organiser les élections que vous allez directement les gagner. »

Pour la comparaison du cas de l’entérinement Dénis Kadima et celui de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale, le président de l’UNANA n’est pas allé par quatre chemins.

« Comparer aujourd’hui le cas de Denis Kadima à celui de Ronsard Malonda c’est comparer le jour et la nuit. En juillet 2020, le président de la République n’a pas investi monsieur Malonda puisque son entérinement n’était pas couvert par un procès verbal purement signé par toutes les confessions religieuses.
La différence pour Kadima est que cette fois-ci il y a eu un vote , et le vote a été sanctionné par un procès verbal.
Quoiqu’il y a eu divergence au niveau de la composante des confessions religieuses mais il y a eu un procès verbal signé par la majorité des membres qui a été transmis au bureau de l’Assemblée nationale et sur le quel la commission paritaire valablement représentée a statué pour se prononcer sur le choix de Denis Kadima ».

Timothée Yebe/SIMCONGO.NET

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